Chardonnay.
Robe : Bel or pâle.
Nez : Un nez fin et délicat sur les agrumes.
Bouche : Un boisé fin et équilibré porté par des notes d’agrumes. De la tension et de la finesse en bouche avec une finale longue et délicate.
À déguster idéalement avec des entrées froides, entrées chaudes (quiches, tartes chaudes...), mais aussi avec des fruits de mer, des poissons fins, des viandes blanches avec sauce légère, des volailles en sauces, des fromages affinés.
Servir idéalement à une température de 12° à 14°C.
Il se conservera aisément de 5 à 7 ans en cave.
Rully est l’un des villages réputés de la Côte Chalonnaise, au sud de la Bourgogne. Cette appellation communale est composée de 23 climats classés en Premiers Crus. Les Rully blancs s’étendent sur 261 ha – dont 68 ha de Premiers Crus – tandis que les Rully rouges sont produits sur 116 ha, dont 28 ha en Premiers Crus.
Rully doit son nom à un riche Romain, Rubilius, qui fit construire une villa et fonda le village durant l’occupation romaine. Appelé à l’origine Rubiliacum, le nom a évolué au fil du temps pour devenir Rully.
La surface de la parcelle de Rully 1er Cru La Pucelle du Domaine est de 1,5 hectares.
Les vignes de Chardonnay sont agées d'une quarantaine d'années et cultivées sur un terroir de sols bruns calcaires, très caillouteux avec quelques colluvions argileux.
L'origine du nom remonte au Moyen Age. L'histoire raconte que le Seigneur de Rully a partagé ses terres et donna à sa fille la plus jeune, la meilleure de ses parcelles. La Pucelle vient de l'adjectif latin « Pulcella » qui se traduit par « Jolie, belle, charmante ».
Les raisins, vendangés à la main, sont transportés en caisses de 16 kilos environ.
Le pressurage pneumatique a été suivi d’un débourbage à froid entre 16 et 24h, pour but d’éliminer les bourbes grossières (particules solides issues de la peau, rafles, pellicules, impuretés qui se déposent par sédimentation). La fermentation alcoolique a été réalisée en cuves inox thermo-régulées pour un contrôle précis des températures et une homogénéité de la cuvée avant l'entonnage en fin de fermentation.
L'élevage s'est poursuivi en fûts de 228 litres sur lies fines durant 9 mois (dont 25% de fûts neufs) avec un bâtonnage occasionnel (2 fois par mois environ) jusqu’à la fermentation malo-lactique afin de développer à la fois des arômes complexes et de conserver la pureté du fruit, de protéger le vin de toute oxydation mais aussi de la réduction en remettant en suspension les lies fines.
L'année 2024 en Bourgogne a été marquée par des conditions climatiques extrêmes, avec un excès de pluviométrie et un déficit d'ensoleillement significatif. Ces facteurs ont favorisé une forte pression des maladies, notamment le mildiou, compliquant le travail des vignerons. Les épisodes de gel et de grêle ont également causé des dégâts importants, particulièrement dans des régions comme Chablis et l'Auxerrois.
Les rendements ont été fortement impactés, avec des baisses allant jusqu'à 70 % dans certaines zones. La Côte Chalonnaise a mieux résisté, enregistrant des pertes plus limitées. Globalement, les volumes sont bien en deçà de la moyenne habituelle, ce qui rappelle les récoltes difficiles de 2021.
Les vendanges, tardives, ont nécessité un tri rigoureux pour préserver la qualité. Malgré les défis, les raisins récoltés ont atteint une belle maturité grâce à une période ensoleillée en septembre. Les rouges se distinguent par leur richesse et leur concentration, comparables aux grands millésimes comme 2010. Les blancs, élégants, rappellent ceux de 2022.
Les premières dégustations révèlent des vins prometteurs, avec des arômes concentrés et une belle structure. Ce millésime, bien que quantitativement limité, s'annonce comme une réussite qualitative.

